TOPO DU 25 OCTOBRE


Visionnez un extrait du topo

Rencontre avec Édouard Hardcore, un auteur et pratiquant du sadomasochisme.


Ed Hardcore : " Quand j'étais jeune, j'avais peut-être sept ou huit ans, moi et un de mes chums, on avait le fantasme d'une joggeuse… On avait le fantasme de la kidnapper et de l'amener dans un bois, de l'attacher sur un arbre pour lui ploter les seins. Ça s'arrêtait là ! Ce n'était pas violent, ben c'était violent de la kidnapper mais… On se trouvait weird"



R.M. " As-tu fouillé pour voir comment ça tu es comme ça ? "

E.H. " Non, je n'ai pas essayé, j'aurais peut-être dû… Je pense que c'est vraiment basé sur la confiance, je me suis rendu compte… Dans une séance de bandage mettons, la fille est attachée, elle est à ta merci… alors, il y a une relation de confiance qui est assez forte à ce moment-là. Peut-être que moi, dans la vie normale de tous les jours, je n'ai pas beaucoup confiance en moi et à ce moment-là, je me sens bien parce qu'il y a quelqu'un qui me fait très confiance. "



E.H. " Dans l'écriture, je permets beaucoup. Je vais loin, mais moi, je pratique le SM, je n'arrache pas la face de ma conjointe, je la trouve belle. "


E.H. " …Je n'ai pas envie de violence. Un auteur qui écrit des livres sur des tueurs, ça ne veut pas dire qu'il est un maniaque en lui, c'est d'expérimenter le côté obscur que j'ai en moi. "



E.H. " Vu que je suis associé avec ce que j'écris, juste draguer une fille un soir, elle pense que je veux l'attacher et lui donner des claques. Donc, j'ai un handicap tout de suite en partant!"



E.H. " Les règles (par exemple, pour attacher)… Il faut, tu vérifies, c'est dangereux. Sur Internet, ils mettent des avertissements… Il faut que tu vérifies les mains, si elles ne viennent pas froides. Il y a eu des cas d'amputations. "



E.H. " Quand la tuerie (Dawson) est arrivée, j'ai appelé la revue Urbania et ils m'ont dit : On se demandait où tu étais… Pendant l'été, j'avais écrit un article là-dessus, alors quand c'est arrivé, il a fallu que j'update mon article avant publication. "

R.M. " Finalement, tu es un petit père tranquille sauf que tu attaches ta blonde et tu lui donnes des claques!"



Richard Martineau poursuit sa virée nocturne. Il se rend à un évènement inusité, voire même décapant, le Bal Décadence.


Pourquoi on participe à une telle soirée :


Participante Bal Décadence : " … C'est comme un énorme théâtre sexuel et voir tout le monde qui s'assume complètement, ça fait du bien. Il n'y a pas d'hypocrite qui font semblant de ne pas être cochon. "





Participant genre Marilyn Manson : " Les gens sont comme avertis. Ils viennent ici et ils savent à quoi s'attendre. Ce qui est le fun… Il y a un playroo ;, les gens qui veulent jouer, peuvent le faire en toute tranquillité et ceux qui ne veulent pas nécessairement voir ça, ils peuvent juste danser. "



La participante touriste : " Mon amie, elle me dit : " Veux-tu te faire fouetter ? "… Là, il y a une vraie dominatrice qui vient me voir et elle m'explique tout. Vraiment, elle prend le temps de me dire… c'était vraiment pas n'importe comment ! "



Participant chapeau cowboy : " Ça met en relation des individus qui sont très proches d'eux-mêmes, de leur authenticité. Donc, ça stimule leur authenticité et j'aime avoir un rapport authentique avec les gens. "



Sébastien Vallières (Organisateur) : " C'est un peu comme l'Halloween mais à l'année longue, essentiellement comme le théâtre. C'est le genre de plaisir qu'on peut en retirer. "



Avec Édouard Hardcore


Richard Martineau : " Toi, tu es un sadomaso, mais tu n'as pas besoin de t'habiller en sadomaso pour le prouver à tout le monde. "

É.H. : " Je suis habillé en t-shirt et en jeans! … Je le pratique, c'est l'instinct, l'attitude! "


 

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